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Cour de Justice de liswisonn

-Explications sur certains mots du Cartulaire de Redon
Clerc -Machtiern - Minihi - Plou -Ran -Treb -Treve - Villa - Paroisse - Fabrique - Cour de Justice- Frairie

la cour Liswisonn

 

- La Cour :-LISWISONN appartenait au machtiern Riwalt

L'histoire de Liswisonn (ou Lis-Wion) est un témoignage précieux de l'organisation féodale primitive de la Bretagne au IXe siècle. Comme pour Lisrannac ou Lesneweth, ce nom désigne une "cour" (Lis) rattachée à un pouvoir seigneurial spécifique.

- Localisation et étymologie

Le nom Liswisonn se décompose ainsi :

Lis : Cour, résidence fortifiée, centre administratif.

Wisonn (ou Wion) : Un nom d'homme, probablement le fondateur originel du site ou un ancêtre de la lignée de Riwalt.

Emplacement : On situe généralement cette cour dans le secteur de la paroisse d'Augan (Algam) ou de Campénéac, au cœur du domaine d'influence de la famille de Riwalt

- La propriété du Machtiern Riwalt

Riwalt d'Augan, le frère (ou proche parent) de Nominoë, possédait plusieurs "cours" dans la région. Liswisonn était l'une de ses résidences patrimoniales.

Un centre de gestion : Contrairement à une forteresse purement militaire, Liswisonn servait à collecter les redevances des paysans, à stocker les récoltes (le droit d'annone) et à exercer la justice locale.

Le lien avec l'héritage de Iarnwocon : Riwalt tenait cette cour de son père, le machtiern Iarnwocon. Elle faisait partie du bloc territorial qui permettait à cette famille de dominer l'Oust et la Vilaine

- Le destin de la Cour dans le Cartulaire de Redon

Le transfert de souveraineté : Dans les années 830-840, alors que Nominoë centralise le pouvoir, les cours privées des machtierns comme Riwalt commencent à être utilisées pour des actes publics. C'est à Liswisonn que Riwalt recevait parfois les envoyés de Nominoë ou de l'abbaye de Redon.

L'influence des moines : Une partie des terres rattachées à Liswisonn finit par être donnée ou vendue à l'abbaye de Redon. Le Cartulaire mentionne ces transferts pour garantir que les successeurs de Riwalt ne pourront pas contester les droits des moines.

- L'organisation sociale autour de Liswisonn

À cette époque, une "cour" comme Liswisonn était le centre d'une microsociété :

Le Machtiern : Chef suprême de la cour.

Les Scabins (juges) : Hommes libres qui assistaient Riwalt pour trancher les litiges.

Les Hommes de la Cour : Artisans, serviteurs et guerriers qui vivaient à l'intérieur de l'enceinte.

- Rann-Ewin

Désigne bien une « part d'Ewin » ( ran(n) « portion » + Ewin , anthroponyme breton ancien équivalent à Iouin ou Ewen ), un microtoponyme attesté dans le Cartulaire de Redon comme bien foncier à Campénéac sous le machtiern Riwalt au IXe siècle. Ce lieu correspond au lieu-dit actuel Bernéan (ou Brenéan ), connu dès 844 sous les formes Lis-Broniwin ou Broon-Ewin , où Riwalt y tenait son manoir principal et sa cour de justice ( lis ).

Ewin : nom propre confirmé

Ewin est un anthroponyme breton primitif ( Ewein , Iouin ), fréquent dans la toponymie vannetaise des chartes IXe (cf. Rancuminou , Ranharwal ) ; il ne s'agit pas d'un qualificatif mais d'un nom de personne, fondateur probable du domaine.

La structure Rann-Ewin suit le schéma classique des subdivisions agraires bretonnes ( ran(n)-PN ), opposée aux bro- « colline » de Broon-Ewin .Lien avec Bernéan à Campénéac

En 844, donation de Lis-Broniwin ( lis « cour/tribunal » + Broniwin pour Bron-Ewin ) par Riwalt à Redon, localisant son manoir seigneurial à cet endroit précis de Campénéac

Évolution phonétique : Bron-Ewin > Bernéan via nasalisation et réduction ( bron « colline » > ber- , suffixe -éan romanisé), toponyme conservé comme château et seigneurie (Bernéan 1375-1480, puis Trécesson).

- Actes du cartulaire concernés

Charte 844 : Riwalt donne Lis-Broniwin / Broon-Ewin (manoir + cour), liée à son machtiernat héréditaire « de la race de Iarnwocon »

Autres actes (864-872, CCXLII-CCLXIII) : Confirmations de biens contigus à Campénéac, renforçant le réseau foncier autour de ce domaine

- Ancien lieu de campénéac

le terme Rann-Ewin (ou ses variantes comme Broon-Ewin ou Lis-Broniwin) est associé au site de Bernéan (ou Brenéen). Un peu d'histoire et d'étymologie

• Une origine ancienne : Le lieu est mentionné dès l'an 480. À cette époque, il était connu sous le nom de Broon-Ewin ou Lis-Broniwin.

• Signification : En vieux breton, "Lis" (ou Lez) désigne souvent une cour seigneuriale, un manoir ou une résidence de chef. Le passage de Broon-Ewin à Bernéan montre l'évolution linguistique sur plus de 1 500 ans.

• Localisation : Bernéan est aujourd'hui un lieu-dit situé sur la commune de Campénéac, à proximité de la célèbre Forêt de Brocéliande (Paimpont) et non loin du domaine du château de Trécesson.

Pourquoi ce lieu est-il notable ?

Campénéac est une terre de légendes et de vestiges anciens. La zone entourant Bernéan s'inscrit dans un patrimoine riche qui comprend :

1. Le Château de Trécesson : L'un des plus impressionnants de Bretagne, connu pour la légende de la Dame Blanche.

2. Le Tombeau des Géants : Un site mégalithique datant de l'Âge du Bronze, témoignant d'une occupation humaine très ancienne.

3. L'influence monastique : La région a longtemps été sous l'influence de l'abbaye de Redon et des seigneurs locaux.

- La fin de la lignée de Riwalt

La fin de la lignée de Riwalt d'Algam (le frère ou proche parent de Nominoë) est l'une des pages les plus dramatiques de l'histoire bretonne. Elle est marquée par une ascension fulgurante vers le trône, suivie d'une chute brutale dans la violence et l'instabilité, sur fond d'invasions vikings.

L'apogée : Salomon, le fils de Riwalt

Le point culminant de la lignée est atteint avec Salomon (Salaün), fils de Riwalt.

L'usurpation (857) : Comme nous l'avons vu, Salomon s'empare du pouvoir en assassinant son cousin Erispoë à Talensac.

Le titre royal : Sous son règne (857-874), la Bretagne atteint sa plus grande extension territoriale. Il est reconnu "Roi de Bretagne" par les Francs et l'Église.

La puissance : Salomon transforme l'héritage de son père (les cours de Liswisonn, Lesneweth) en un véritable appareil d'État. 2. Le drame de 874 : L'assassinat de Salomon La fin de la lignée s'amorce par une répétition tragique de l'histoire. En 874, Salomon est à son tour victime d'un complot mené par les grands du royaume, dont son propre gendre Pascweten et le comte de Cornouaille, Gourmaëlon.

La fin tragique : Salomon est livré par ses propres fidèles aux conjurés. On lui arrache les yeux (supplice médiéval pour destituer un souverain) et il meurt peu après dans l'église de Langoëlan.

Conséquence : Ce régicide brise la stabilité de la lignée. La légitimité du sang de Riwalt est contestée. 3. L'extinction des héritiers mâles La succession de Salomon fut chaotique et sanglante :

Riwallon (le fils de Salomon) : Il tente de maintenir l'autorité de son père, mais il meurt peu de temps après, sans avoir pu s'imposer durablement comme roi.

La guerre civile (874-876) : Les deux principaux instigateurs du complot, Pascweten et Gurwant, se déchirent pour le trône. Ils meurent tous deux en 876 sans avoir réussi à fonder une dynastie stable.

La dispersion des terres : Les domaines patrimoniaux de la famille (les fameuses Lis comme Liswisonn ou Lesneweth) sont morcelés ou pillés durant les troubles.

- Le coup de grâce : Les Invasions Vikings

Le début du Xe siècle signe la fin définitive de l'ordre social des machtierns :

• La destruction des archives : En 919, les Vikings lancent une invasion massive de la Bretagne. Les abbayes (dont Redon) sont incendiées, et les élites locales sont soit massacrées, soit contraintes à l'exil en Angleterre ou en France.

• La fin du système de la "Lis" : Les cours de bois et de terre de Riwalt ne peuvent résister aux raids. Les structures administratives gérées par les descendants de Riwalt s'effondrent.

• Le passage à la féodalité : Lorsque Alain Barbetorte libère la Bretagne en 936, il instaure une féodalité à la franque. Les anciens titres de machtierns disparaissent au profit des comtes et des barons. La lignée de Riwalt se fond dans l'anonymat de la petite noblesse ou s'éteint totalement.

 

 

 

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